Alerte Pollution

Démarche à suivre si vous constatez une pollution sur un cours d’eau ou un plan d’eau.

Comment reconnaître une pollution ?

Il y a des pollutions qui sont visibles, et d’autres qui ne le sont pas. Nous sommes tous en mesure d’en reconnaître une visible : couleur de l’eau anormale, présence de mousse, odeur nauséabonde et irritation sont des signes qui doivent nous alerter. Nous ne verrons pas toujours de poissons morts : en effet, une pollution n’est pas forcément mortelle pour eux, et si elle l’est, les poissons peuvent avoir été emportés par le courant ou être morts depuis plus longtemps.  

Contactez-nous

Tout d’abord, il faut réussir à définir si la pollution a un caractère d’urgence ou non. Il faudra détailler précisément ce que vous voyez, ce que vous sentez. Le mieux est de prendre un maximum de photos, et de les envoyer, soit à l’AAPPMA référente ou à la Fédération de pêche du Nord, avec votre nom, téléphone et indiquer le lieu précis de la pollution.
Celles-ci pourront vous informer si elles possèdent déjà des informations (origine de la pollution, si elle est autorisée, si une démarche judiciaire est déjà en cours, etc.), ou bien agir.
Si l’urgence est avérée, vous pourrez également contacter directement Office Français de la Biodiversité, la gendarmerie ou les pompiers.

Et après ?

 

La FDPPMA ou l’AAPPMA jugera de la gravité de l’atteinte aux milieux, déposera plainte ou pas, et fera valoir les préjudices que les milieux ont subisEn tant que pêcheur, lorsque quelque chose d’anormal se produit sur notre cours d’eau, on s’inquiète et on aimerait que quelque chose soit fait immédiatement pour y remédier. Il faut comprendre que par définition, dès que l’on constate une pollution, il est déjà trop tard.

L’action qui suivra sera réalisée dans le but d’éviter que la chose ne se reproduise. Il faut aussi comprendre qu’une pollution que l’on constate n’est pas forcément impactante pour le milieu (même si elle est désagréable pour nous : odeur, etc.) et elle n’est pas forcément interdite : certains rejets sont autorisés s’ils respectent des normes.

Chaque pollution est différente en fonction de son origine, de sa récurrence, etc. Des mesures spécifiques seront donc prises à chaque fois. 

FDAAPPMA ET AAPPMA, des pouvoirs très limités en matière de pollution ? 

Tout d’abord, nos structures associatives ne disposent pas de pouvoir de police de l’eau, nous ne pouvons donc pas engager d’investigation suite à un constat de pollution et encore moins dresser de procès-verbaux. Ce travail appartient aux agents de l’État et plus particulièrement de l’OFB.

Dans un premier temps notre rôle s’arrête donc malheureusement à la transmission des informations.

En revanche si une procédure pénale est lancée suite à une pollution, les AAPPMA et la Fédération peuvent se porter partie civile et demander des réparations. La Fédération pourra abonder techniquement le dépôt de plainte, estimer les dégâts s’il y en a, participer aux réunions de concertation pour trouver des solutions, ou encore soutenir l’AAPPMA judiciairement.

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